Cienfuegos: Une Semaine Sous Un Plombant Soleil Cubain
Tout le monde sait qu’une semaine passée sous le cuisant soleil cubain laisse de nombreux effets dont les suivants : l’euphorie, un bronzage digne d’un Cubain, des souvenirs dont on ne se lassera jamais, près d’un millier de photos et surtout une contagieuse bonne humeur. Original depuis le jour de ma naissance, j’ai décidé de faire comme des milliers d’autres Canadiens et Canadiennes en m’envolant pour Cuba. J’ai retenu les services de voyages Red Tag qui se sont occupés avec grâce de tous les détails de mon séjour. Je recommande leurs services sans aucune réserve. Red Tag fait affaire avec le transporteur aérien CanJet, une compagnie encore récente. Les instructions fournies par Red Tag invitaient les passagers à se présenter aux points de contrôle trois heures avant le décollage soit à 3 h 45. Une fois les formalités de contrôle soulevées, il n’était que 5 h. Il était temps pour un petit déjeuner avant le décollage.
Avant que je n’oublie, une heure et demie de route sépare l’aéroport de Santa-Clara du centre-ville de Cienfuegos. Si vous cherchez du sable fin et des paysages scéniques, Cienfuegos n’est peut-être pas fait pour vous. Je résidais au Rancho Luna, un complexe hôtelier bordant la mer, côté 3 étoiles. Je vous laisse sur quelques photos.
Quand Stationner Dans Les Rues De Montréal Requiert De L’Ouverture D’Esprit
Pour ceux et celles qui suivent religieusement mon blogue, c’est ce que j’aime croire évidemment, vous serez surpris de constater que je ne vous embêterai point, cette fois-ci, avec mes histoires de PGI ou d’architecture orientée services. Au contraire, dans cet esprit des temps des Fêtes, je désire vous faire part de ma matinée fraîchement pressée et encore si vivide dans ma tête. Je la trouve particulièrement intéressante pour ne pas dire enrichissante sur le plan développemental. Matinal que je suis, je me suis réveillé vers 7 h 25 pour embrasser ce beau samedi 12 décembre 2009. Après une bonne douche frisante, j’étais finalement prêt à sortir de la maison. Il faisait froid, pas autant qu’en Sibérie, mais assez froid pour me rappeler d’enfiler mes gants. Du premier tour de clé, la Corolla démarra; son ronronnement était inconsistant, voire saccadé. Je pense qu’elle ne voulait pas que je la réveille. Quelques minutes plus tard, j’étais arrêté au McDonald’s sur Côte-des-Neiges pour y commander le gras trio Egg McMuffin Sausage. Particuliarité à noter : je ne suis pas friand du café. Enfant de la génération Y, je suis un produit dérivé du lait produit au Québec dont j’adore toujours. J’ai réalisé par la suite qu’un Egg McMuffin n’est pas un Egg McMuffin « with sausage »; au moins, un « hashbrown » demeure un « hashbrown ».
Gouffrant le tout sans relâche, j’avais un sourire sur le coin des lèvres. Après la tempête de neige qu’a connue le Québec cette semaine, trouver une place de stationnement dans l’arrondissement Côte-des-Neiges relève d’une mission surhumaine. Après un tour de « char », j’ai trouvé une place où je pouvais garer l’auto sans encombrer la circulation automobile des résidants locaux. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai souvent tendance à me garer en diagonale à la suite de grosses bordées de neige, question de pouvoir déloger ma voiture du banc de neige plus facilement. Enfin, c’est ce que j’ai fait par instinct de survie dans la jungle urbaine qu’est le parc de stationnement de la ville de Montréal. Je ne pensais pas que mon geste aurait eu tant de répercussion à l’égard d’autrui. Me souciant de ma petite affaire, je dégustais toujours mon berlingot de lait jusqu’à la dernière goutte. C’est en sortant de l’auto que j’étais accueilli par le regard d’un homme vêtu d’un manteau Kanuk. À premier vu d’oeil, je ne m’étais pas vraiment soucié de sa présence me disant qu’il allait tout simplement promener Fido par cette belle matinée hivernale. Constantant que le bout de nez de la Corolla dépassait un peu, j’ai décidé de reculer davantage question d’éviter qu’on accroche son si beau museau.
Cette fois-ci était la bonne. J’ai finalement réussi stationner l’auto. Pas pire, non? Même pas de besoin d’effectuer un stationnement en parallèle, un art que je ne maitrise toujours pas à la perfection, j’étais définitivement satisfait de mon travail d’homme. En sortant de l’auto, le regard de l’homme avec le manteau bleu croisait le mien. Il était assis sur ses escaliers depuis quelques minutes à me regarder faire le bouffon stéréotype du conducteur montréalais en quête de sagesse et d’une place de stationnement; le genre de regard d’anticipation qu’on observe sur la face d’une personne qui a peur de vous approcher parce qu’elle a quelque chose à vous dire. Je le voyais rassembler son courage lorsqu’il s’est levé de ses marches d’escalier encore gelées et travaillées par le temps. Il s’approcha de moi; dos bien droit, balançant ses bras mécaniquement, il gagnait du terrain. Réceptif, et conscient qu’il voulait me dire de quoi d’intéressant, j’ai emboîté le pas pour répondre à sa demande.
« As-tu besoin de te stationner comme ça? T’es le seul sur toute la rue à te mettre en diagonale. Ça pas de sens qu’est-ce tu fais! » me lança l’homme au manteau bleu Kanuk. J’étais un peu ébahi par le ton de sa voix à la fois ferme et rassuré. Je lui ai poliment répondu que ma décision était motivée par mon instinct d’automobiliste montréalais : je ne voulais pas être pris au dépourvu lorsque je ne pourrais pas me sortir du trou. Il me confronta à nouveau en relançant le fait que je dois être à moins de 50 cm du trottoir à défaut de me faire coller une belle contravention, un fait que j’acquise intégralement. Nous avons échangé pendant quelques minutes. Son impatience commençait à se pointer au travers de l’emploi de ses mots. Bref, j’ai vu des cas bien pires durant ma jeune vie. Nous sommes tous deux demeurés bien ancrés à nos positions : il disait que les automobilistes montréalais, particulièrement les HECiens étaient de voleurs de stationnement, moi je disais que les routes sont des biens publics.
Considérant que les voies que nous empruntons avec nos autos sont publiques, j’ai soulevé le fait que mon stationnement ne nuit à aucune personne du point de vu circulation. L’homme m’est revenu à plusieurs reprises avec le fait que j’étais le seul à être comme ça sur sa rue. Vous constaterez mon utilisation du « sa ». En effet, en tant que citoyens montréalais, nous sommes tous attachés d’une manière ou d’une autre à notre quartier, à notre voisinage, etc. Lorsqu’une personne comme moi, un résidant d’un autre arrondissement, vient piétiner dans la plate bande de l’arrondissement-hôte, des problèmes s’en suivent. La situation de ce matin n’y échappe pas. Esprit de protectionnisme? Peut-être? C’est clair qu’en garant ma voiture en diagonale dans le coin huppé d’Outremont que je n’étais pas conscient des répercussions de mon geste que je considère banal; sans ça, je ne l’aurais fait. Conscient dans la majorité du temps, j’essaie d’être transparent dans mes agissements. J’ai fait valoir au gentil homme que son point est noble et justifié, mais je lui ai demandé pourquoi il était si friand à approcher un parfait inconnu pour « s’obstiner » sur une question de parc de stationnement. Pourtant, nous sommes samedi matin, il fait super beau, l’air est frais, et j’ai mangé du McDo.
C’est à ce moment que je lui ai demandé s’il avait l’intention de faire part de ses commentaires à tous les automobilistes qui entravent à sa vision du stationnement parfait, une valeur préconisée par la ville d’Outremont. Avant même de lui laisser répondre à ma question, j’ai ajouté que la région métropolitaine souffre de problèmes plus aggravants en ce moment qu’un problème de stationnement. La réalité est tout à fait différente et les citoyens ne semblent pas s’en rendre compte. Je vous propose l’exemple du problème lié au stationnement dans le coin de Côte-des-Neiges : la densité humaine par mètre carré est plus importante que celui d’Outremont. Le phénomène du ghettoisme est peut-être exagéré, mais représente une certaine réalité des gens qui peuplent ce quartier. Ils sont 4-6 personnes par appartement. Je vous laisse calculer un chiffre approximatif d’automobiles présentes dans les rues de cet arrondissement. Des minounes, on en voit partout. Les gens se battent pour du stationnement. La loi de Darwin prévaut : le plus fort survivra.
L’homme au manteau bleu Kanuk ne semble pas être conscient que sa résidence, que son quartier n’est pas si loin de ce ghetto qu’est Côte-des-Neiges, un arrondissement riche culturellement, mais pauvre en stationnement. Enfin, faute de temps, je lui ai gentiment indiqué que je suis un franc joueur, et que j’aime son point de vue. J’ai pris la décision de me restationner selon ses goûts ne voulant pas abîmer l’image de la ville d’Outremont ni rabaisser la valeur de son quartier.
Avant de le laisser faire ses activités matinales, je lui ai simplement dit : “Lead by exemple”. L’homme au manteau bleu Kanuk laissa échapper : « T’es un bon gars. Je m’excuse de chialer autant ». Voulant être un citoyen responsable, j’ai contribué au développement de ville métropolitaine en rendant un citoyen heureux et en donnant l’exemple à des centaines d’autres automobilistes en agissant de la sorte. Mon geste ne m’a coûté qu’au plus 15 minutes de ma vie, mais c’est le fait de pouvoir désamorcer cet individu, d’éteindre son feu, de le calmer, et surtout de lui faire réaliser qu’en discutant, qu’on est capable d’être tolérant et d’avoir une meilleure ouverture d’esprit et une meilleure ouverture sur le monde.
Je pense avoir démontré une excellente retenue, et j’ai collé des bons points supportés par un solide raisonnement. Nous nous sommes quittés avec le sourire aux lèvres. Je me suis dirigé vers l’édifice Côte-Sainte-Catherine de HEC Montréal. Oubliant que je n’ai pas mes Asics, je suis revenu les chercher. J’ai recroisé Sandy, un père de famille en début de la quarantaine, l’homme au manteau bleu Kanuk. Je lui ai dit : « Qu’est-ce tu penses de mon stationnement? » Il m’a dit : « Je m’excuse. Tu l’as vraiment l’affaire ». Je lui ai dit : « J’en profite pour te souhaiter un excellent temps des Fêtes et un super samedi! » Voyez-vous, la gestion des relations humaines est un art qu’on apprend en faisant du service à la clientèle durant ses études universitaires. On continuera toujours en à en faire parce que nous sommes des êtres relationnels.
Leçon de l’histoire : soyez ouvert d’esprit. Préparez-vous à écouter les gens, à comprendre leurs raisonnements, à travailler avec eux, et à vous aider. Bon samedi.
p.s Je tiens à remercier une certaine lectrice pour avoir soulevé quelques fautes d’ortographe dans le billet suivant. Sa bienveillance contribue au développement d’un monde virtuel plus sain et regorgeant moins de fautes
Le Dilemme Des ERP: Choisir Entre La Vanille Ou La Personnalisation?
Avec la panoplie de solutions de gestion intégrée offerte sur le marché actuel, il n’est parfois point évident pour un gestionnaire de projets d’opter pour une solution clé en main ou trancher vers l’option de la paramétrisation complète qu’empruntent certaines compagnies.
La personnalisation, ou l’installation « custom » peuvent interférer avec la planification horaire du projet et les budgets, alors qu’elle rend les destinataires heureux.
Un gestionnaire de projet en charge d’une mission d’implantation aura tôt ou tard à se demander : Comment peser les contraintes de temps ainsi que le budget alloué au projet contre les bénéfices que procure une implantation personnalisée d’une solution d’affaires intégrée. Selon une étude menée par EDUCAUSE Center for Applied Research (ECAR) , on constate que le degré de personnalisation d’un progiciel détermine directement la probabilité de succès même du projet.
Moins que le projet sous-tend vers le cadre « custom », plus que ce dernier aura de chance de respecter l’échéancier prévu et le budget alloué. Dans l’étude offerte par EDUCAUSE, on remarque que les destinataires du changement, qui composent le bassin d’employés, sont plus réceptifs à une paramétrisation complète du système. Le chargé de projet doit ultimement trancher entre minimiser la personnalisation du progiciel ou maximiser les chances de réussite de l’investissement. Qu’advient-il de la satisfaction à long terme de la communauté d’usagers?
Facteurs mitigeant
Deux optiques existent permettant de réduire les effets pervers d’une implémentation tendant trop vers la surpersonnalisation : l’existence des PGI prochaine-génération et la maitrise des fonctionnalités du progiciel.
1. Les PGI nouvelles-génération
Avec l’avènement des progiciels de gestion intégrée modernes, les entreprises se permettent d’être plus originales dans leurs exigences. Pourquoi ne pas saupoudrer plus d’Oréo sur votre glace à la vanille tant qu’à y être?
Les nouveaux ERP sont régis par des ensembles de règles; ces règles définissent dans la grande majorité du temps les données spécifiques de l’entreprise : les limites, l’information-propriétaire, les paramètres spécifiques au secteur d’exploitation, etc. Ces informations alimentent le PGI au travers de tables et de champs d’information que seuls certains individus, les principaux usagers, sont autorisés à accéder.
Dans le passé, les informations contenues dans un progiciel de gestion intégrée étaient codées directement dans les nombreux programmes qui composaient littéralement le logiciel. De par cette manière de fonctionner, la lourdeur des lignes de code était considérable et demandait un travail constant de l’équipe technologique à chaque fois qu’une mise à jour était nécessaire ou qu’une nouvelle version devait être installée.
Par ailleurs, lorsque les données étaient changées, il fallait compiler à nouveau tous les programmes et recréer tous les liens entre eux. Cette panoplie d’activités qu’engendre une simple modification au système obligea la mise hors fonction du système, coûtant tant monétairement qu’humainement à l’entreprise. En effet, il fallait mobiliser un nombre élevé de ressources humaines.
La technologie ERP a maturé au travers du temps rendant l’utilisation des tables une nécessité opérationnelle. Les utilisateurs peuvent dorénavant saisir les paramètres qui déterminent les règles d’affaires de l’entreprise. L’utilisation des tables de saisie permet une plus grande flexibilité ce qui aurait pour effet de réduire, possiblement, le besoin de personnaliser le progiciel.
À suivre…
Le Laboratoire ERPsim reçoit M. François Paré de Fortsum Solution d’affaires ce 4 décembre 2009
Avis aux intéressés.
Le laboratoire ERPsim en collaboration avec HEC Montréal aura le plaisir de recevoir M. François Paré, B.A.A., Adm. A., Vice-président, Partenariats stratégiques de Fortsum Solutions d’affaires le vendredi 4 décembre 2009.
Fort de vingt cinq années d’expérience dans le domaine des technologies de l’information et de la consultation, M. Paré est gradué de l’Université Laval en 1983. Occupant le poste de Vice-président-développement des affaires et alliances stratégiques – au sein de Fortsum Solutions d’affaires, M. François Paré dirige l’une des plus grandes pratiques canadiennes spécialisées pour le progiciel de gestion intégrée Microsoft Dynamics Great Plains. Il est également chargé de cours à HEC Montréal.
Veuillez communiquer avec Mme. Line Perrier (line.perrier@hec.ca) avant le 24 novembre 2009 pour obtenir plus de détails et pour réserver votre place.
SAP assouplit son modèle d’affaire et reconnaît la réalité actuelle de ses clients
Un geste noble? Je suis de ceux qui pensent que le nouveau modèle d’affaires de SAP AG relève d’une initiative stratégique plutôt qu’humaine. Dans un geste que certains considèrent « hors caractère », SAP AG permettra à quelques 580 gros clients de bénéficier d’un mode de paiement beaucoup plus souple; ces derniers seront en mesure d’étaler leurs versements sur la durée totale de leurs contrats à long terme au lieu de débourser le plein montant à la signature du contrat. Cette décision d’affaires ne passe point inaperçue puisqu’elle démontre un souci du bien-être de ses clients tout en faisant briller son côté humain. C’est rendu que SAP s’accapare vraiment des best practices de l’heure, la Responsabilité sociale d’Entreprise. Vont-ils réaliser un module CSR (Corporate Social Responsability) pour SAP ECC bientôt? Avec l’émergence des tendances vertes et la course à la réduction de l’empreinte écologique qui dictent les efforts dans l’arène des technologies de l’information, SAP aurait intention à prendre au sérieux mon idée.
Pourquoi, soudainement, cet assouplissement?
Avec des résultats décevants à son troisième trimestre d’activité, le PDG de l’entreprise, Leo Apotheker, affirma son désir de rétablir la balance entre le fournisseur et le revendeur :
« Despite the continued tough spending environment, we are pleased to see further progress in the evolution of our volume business as a result of smaller deals…We are driving more multiyear agreements, where customers buy and consume software over many periods…
“We have the benefit of many years of experience in facilitating the purchase of our software in this manner, including the success we had in signing multiyear, Global Enterprise Agreements with our largest customers. We have now started to leverage this approach with a bigger group of customers.”
“Customers want greater flexibility and to phase-in their software use. We’ve seen this trend from the start and are leading the adjustment…Our Global Enterprise Agreements with companies like BMW, Colgate, Exxon, and Hitachi are examples of the kind of relationships we are crafting with our bluechip customers base-we are now also entering the same type of strategic, multiyear relationships with a larger group of customers.
‘These partnerships provide customers with the flexibility and strategic relationships they want, and SAP benefits from a more stable source of recurring revenue. In practice, for example, this means that payment of a five year license agreement will be paid in increments over those five years rather than requiring up-front capital expense all at once.’
‘Through the Global Enterprise Agreement model we have gained the experience on how customers want to buy and consume software based on building a long-term strategic road map over several years. We are now taking this concept, with some adjustments to take into account differentiated market needs, to our next 580 largest customers. We expect this to open up tremendous opportunities for growth.’
On ne niera pas que la nouvelle direction qu’a prise SAP est un autre pas dans la bonne voie. SAP innove dans des temps incertains, et a le courage de remettre en doute ses manières de fonctionner, des manières qui ont toujours bien fonctionné, mais qui demeurent peu pertinentes pour la situation économique actuelle. SAP, une compagnie reconnue pour sa rigidité, s’assouplit aux tendances économiques tout en gagnant un peu de cette fameuse élasticité voire flexibilité caractéristique des plus petites entreprises. À quand l’attaque d’Oracle?
Rendez-vous technologique du laboratoire ERPsim: La méthode d’évaluation chez Technology Evaluation Centers Inc.
À la suite d’une première invitation couronnée de succès, l’équipe du Laboratoire ERPsim en partenariat avec HEC Montréal revient en force avec une seconde initiative lors de cette splendide journée de novembre 2009. Affichant la mention « complet », les destinataires étaient conviés à une présentation mettant en vedette M. Sadat Zaman, consultant émérite chez Technology Évaluation Centers Inc. Comme toujours, les étudiants tant du B.A.A que ceux à la M.Sc. étaient pris par les sentiments grâce aux efforts culinaires de son hôte.
Ayant pour objectif de démystifier le processus de sélection d’un progiciel de gestion intégrée, notre conférencier abordait les thèmes suivants : les effets néfastes en lien avec la mauvaise sélection d’un progiciel de gestion intégrée, comment la méthodologie propriétaire de TEC pourrait épauler les entreprises dans leurs processus de sélection tout en réduisant le degré de mobilisation des ressources chez le requérant de services, le haut degré d’impartialité de la méthodologie chez TEC assurant souplesse, objectivité, transparence et résultat.
Venant confirmer la dynamique habituelle associée à HEC Montréal, les étudiants en T.I. se sont distingués par la complexité de leurs questions démontrant à la fois une curiosité intellectuelle et une compréhension du fonctionnement des entreprises d’aujourd’hui. M. Zaman était définitivement convaincu par la qualité de ces jeunes futurs professionnels.
Je vous laisse sur quelques photos de cette matinée.
D’étude à la Réalité: Ce qu’il faut savoir de la Mise en Oeuvre d’un ERP
La mise en oeuvre d’un progiciel de gestion intégrée (pgi) étant une série d’activités requérant une méthodologie éprouvée et une vision, les entreprises doivent consacrer plusieurs semaines à planifier et choisir la meilleure solution de gestion intégrée pour subvenir à leurs besoins organisationnels. En adoptant un cadre de pensée centré sur les résultats, beaucoup de requérants de service demandent aux soumissionnaires de leur montrer l’argent immédiatement et ainsi qu’une étude sur le retour sur investissement.
La réputation d’un enterprise resource planning n’est plus à prouver : réduction des coûts, augmentation de la visibilité des technologies de l’information, abolition du fonctionnement en silos au sein de l’entreprise en général, gestion de l’information en temps réel, possibilité de prises de décisions éclairées et rapides supportées l’intelligence en affaires et les entrepôts de données, etc. Les avantages sont multiples et viennent accompagnés d’une étiquette de prix parfois salée.
Les spécialistes en TI s’entendent à l’unanime que la sélection et l’adoption d’un pgi représentent un défi de taille risqué tant financièrement que culturellement. On s’entend que par culturellement, on implique la culture habitant et animant les employés de l’entreprise en question. La planification est une étape stratégique qui doit être discutée avant même le début de la phase d’implantation. Encore aujourd’hui, les gestionnaires et les directeurs en technologies de l’information négligent cette étape cruciale ou l’escamotent totalement. L’adoption d’un progiciel de gestion intégrée risque inévitablement de bouleverser les destinataires : remaniement des processus d’affaires en fonction de ce que propose le PGI ou la personnalisation de ce dernier pour refléter la réalité visée par l’acheteur, comportement réfractaire des employés face à l’adoption d’une nouvelle méthodologie.
3 importantes étapes sont à noter: l’étude d’opportunité, l’appel d’offres et les démonstrations.
Étape 1 : Étude d’opportunité
C’est à cette étape que l’entreprise et ses conseillers doivent définir 3 éléments bien précis: les critères de mise en oeuvre, le budget alloué au projet, et l’échéancier du projet. On tient pour acquis que vous sachiez ce qu’est une étude d’opportunité en vous résumant les grandes lignes : détermination des objectifs et établissement des priorités d’affaires. Chaque département a ses propres règles d’affaires; l’étude d’opportunité permettra aux dirigeants d’établir l’urgence et la pondération des efforts dirigés vers ces départements lors du choix du progiciel de gestion intégrée. Pour vous lancer sur une piste de réflexion, on considère les questions suivantes également lors de cette étude : la langue utilisée dans l’organisation et celle utilisée dans les bureaux d’outre-mer, la grandeur de votre organisation, allez-vous vous adapter en fonction des best practices suggérés par le PGI ou vous utiliserez les votre, les principes comptables généralement reconnus, les chartes de taxation spécifique au lieu d’exploitation, etc.
Durant cette étape, les destinataires doivent être consultés; c’est également à ce stade qu’on doit définir les critères à retenir, les indicateurs de performance,et le plan de communication. Prévoyez en temps normal 4 à 6 semaines d’efforts. Il est primordial d’établir un lien de communication régulier et constant avec la haute direction tout au long de l’exercice afin de garder la pression sur le projet tout en faisant avançant ce dernier.
Étape 2 : Appel d’offres
On suggère de choisir 7 à 8 fournisseurs technologiques qui peuvent répondre aux critères ciblés lors de l’étude d’opportunité. On prendra en considération les contraintes de temps pour le projet, les contraintes budgétaires ainsi que les priorités de l’entreprise. Les fournisseurs ne manquent pas dans le domaine des progiciels de gestion intégrée; gardez donc en tête que plusieurs d’entre eux désisteront le processus d’appels d’offres faute de temps et d’intérêt, voilà pourquoi, il vaut mieux en choisir plus que moins.
Le monde de l’ERP est vaste. On peut facilement se perdre devant la panoplie d’options. La rigueur et la précision de l’étude d’opportunité deviennent essentielles. Cette étape durera environ 2 à 3 semaines puisqu’il faut rédiger l’offre d’appel et permettre aux fournisseurs suffisamment de temps pour élaborer leur proposition. On doit se réserver du temps pour analyser les offres puisque certaines offres se ressemblent, mais comprennent différents éléments. On constate que l’expérience de l’équipe de gestion de projet joue un rôle critique dans l’analyse des offres.
Étape 3 : Démonstrations
À cette étape, l’entreprise fournit des données aux fournisseurs afin que ces derniers puissent effectuer des démonstrations de leurs systèmes question d’évaluer le fit et les résultats. On remettra un script aux fournisseurs technologiques un script contenant des données en sorte que la démonstration suive les critères définis dans le cadre de l’étude d’opportunité. Ces démarches ont pour but de s’assurer que le client reconnaisse ses processus d’affaires dans la démonstration d’un système dont il ne connait point.
Question d’être juste envers tous les soumissionnaires, l’équipe de projet devrait préparer des questions pour les fournisseurs qui seront posées lors de la démonstration; on demeure donc objectif à tous les fournisseurs, sans aucune exception. On prévoit environ un mois à un mois et demi pour cette étape ce qui laisserait le temps aux démonstrations d’être complétées et d’être évaluées. Normalement, les présentations durent 1 à une journée et demie.
Étape 4 : Fin?
Non, pas tout de suite. Il faut encore négocier les ententes, définir le plan de projet en détail, conclure les ententes entre le fournisseur de services et le fournisseur technologiques.
Passionnés des Technologies de L’Information à HEC Montréal: L’Avant-Première
Que dites-vous à vos parents lorsque ces derniers vous demandent ce que vous voulez faire dans la vie? Les étudiants en technologies de l’information à HEC Montréal leur disent qu’ils désirent être des analystes d’affaires. Il n’est point étonnant de voir leurs pupilles se dilater et leurs yeux s’ouvrir grands, pour ensuite nous confronter avec la fameuse question : « Qu’est-ce que ça fait un analyste d’affaires dans la vie?» Avec l’émergence d’une nouvelle génération de professionnels, le rôle d’un analyste d’affaires n’est pas encore défini au stade actuel. Ceci étant dit, les entreprises réalisent rapidement que certaines aptitudes doivent être présentes chez les analystes d’affaires pour bien assumer le rôle: une solide compréhension du cadre des affaires d’une entreprise, une maitrise de la technologie et une passion sans équivoque pour trouver des solutions technologiques aux problèmes d’affaires.
Après des efforts soutenus échelonnés sur près de deux années, les professeurs du Service de l’enseignement des technologies de l’information à HEC Montréal ont présenté l’avant-première de « Passionnate about IT » hier, mercredi 21 octobre 2009 à 18 h sur les prémisses de HEC Montréal. Les hôtes de la soirée étaient les professeurs Pierre-Marjorique Léger et Ann-Frances Cameron; ces derniers ont convié les étudiants du B.A.A, de la M.Sc. et des anciens en T.I. à assister à cette superbe présentation. Comme se plaît à dire M. Léger, il avait hâte d’entamer sa nouvelle carrière dans le domaine des arts à titre d’acteur tout en partageant sa passion des progiciels de gestion intégrée avec les étudiants en technologies de l’information.
Ayant pour objectif de démystifier la profession d’analyste d’affaires que confère directement ou indirectement le baccalauréat en technologies de l’information de l’École, l’événement s’est voulu être une superbe occasion pour réseauter avec le corps professoral, les étudiants et les professionnels ayant gradués des HEC. C’était un de ces événements qu’il fallait à tout prix assister, peu importe notre horaire de temps, des conditions des routes, il fallait y être. Des retrouvailles, des nouveaux contacts, des discussions épicées, il y en avait pour tous les goûts. On réalise rapidement à quel point le monde universitaire est si riche en connaissances, en vécus, en histoires, et en amitiés.
Sur ce, je partage avec vous la vidéo présentée à l’avant-première.
ERPsim simulation finale du 16 Octobre 2009: 2e place
Pour de nombreux participants, la journée du 16 octobre 2009 restera à jamais gravée dans leurs coeurs. Hier, à HEC Montréal, s’est déroulée la compétition intrasemestrielle ERPsim où près de 45 étudiants se sont affrontés dans un environnement manufacturier virtuel géré par la technologie SAP R/3. Ayant comme outil un progiciel de gestion intégrée de grande envergure typique à celui utilisé par Bombardier et Hydro-Québec, les participants ont dû planifier le MRP (Material requirement planning), lancer la production, analyser les tendances du marché et fixer la stratégie de marketing dans l’ultime objectif de rentabiliser leurs investissements mesurés par le capital cumulé de leur entreprise.
La simulation débutait à 8 h 30. Nul besoin de vous cacher que les étudiants étaient tendus et anxieux à se demander si leurs stratégies et acquis pourraient s’appliquer à la simulation du 16 octobre 2009. Traités aux petits oignons, les étudiants étaient approvisionnés en énergie et en conseils durant tout le long de la simulation. La visite surprise du professeur Gilbert Babin à notre local fut certainement un des points culminants de la journée. L’arrivée des sandwiches était un autre tournant de la journée.
Pas juste une question de chance
Le nerf de la guerre dans la simulation d’aujourd’hui résidait dans l’analyse des données fournies par R/3. Encore beaucoup d’entreprises utilisent inefficacement les données mises à leur disposition pour prévoir et conduire leur marché respectif. Même avec des outils peu spécialisés comme Excel, les participants ont dû analyser et interpréter les données extraites à partir du simulateur pour challenger et compétitionner avec les autres équipes présentes.
Un simulateur de marché à revoir?
Très rapidement, les étudiants ont réalisé que le simulateur de marché n’était point parfait : sur un marché réel, il serait étonnant de pouvoir investir autant d’argent dans le poste marketing et de pouvoir augmenter continuellement les prix des produits au point qu’une boîte de fraises à 500g se liquidait au prix de 50 euros.
Appréciation de la simulation
Formés à titre d’analyste d’affaires, les étudiants au B.A.A en T.I sont privilégiés de pouvoir acquérir une expérience pratique avec le progiciel de gestion intégrée SAP R/3. Ce qui les démarque des candidats plus techniques tels les ingénieurs logiciels et les informaticiens, ce sont leurs connaissances des sciences comptables, de la finance, et de la logistique et de l’approvisionnement. Ces connaissances procurent des avantages concurrentiels non négligeables aux étudiants du B.A.A face à ceux du programme du Certificat selon le professeur Pierre-Marjorique Léger, responsable de la concentration Technologies de l’information à HEC Montréal.
Se contenter de la 2e position au classement final
Je tiens à féliciter tous les membres de l’équipe : Paul-Étienne, Henri, Marja, Marie, Hassan, Annie, Arnaud et Andrei pour leurs efforts soutenus et leur détermination exemplaire tout au long de la simulation; sans vous, la simulation n’aurait pas été aussi si plaisante.
Pressure off après 7 semaines
Depuis le 4 septembre 2009, les étudiants se surveillaient de près en vue de la fameuse journée de simulation. Les équipes se sont formées rapidement dès le début du cours. Des nouvelles rencontres ont eu lieu, des échanges de courriels ont été partagés entre nouveaux collègues; ce fut très stressant depuis le tout début. Personne ne voulait terminer dernier à cette journée qui a lieu qu’une fois l’année. Après la simulation, les participants étaient différents. Un air plus familier et plus amical s’affichait sur le visage de bon nombre d’étudiants en T.I à HEC Montréal. Le 5 à 7 qui s’était produit au Tabasco Bar a attiré plus d’une dizaine d’étudiants et a permis aux participants de se lier d’amitié. La simulation avait définitivement une facette humaine…une facette qui passe souvent inaperçue lorsqu’on est dans le feu de l’action.
Peut-on Sauver Un Projet Technologique Échoué?
L’implantation d’un CRM étant une myriade d’activités de complexité grandissante, on note un taux d’échec particulièrement élevé liés à ces types de projets. Depuis près d’une décennie, plusieurs cabinets de consultation en technologies de l’information se sont intéressés au pourquoi du problème. Les taux d’échec avoisinant entre 18 % et 70 %, il devient critique et urgent de discuter de cette situation. Voici quelques données liées à des cas infructeux d’implantation:
- -Gartner 2001 : 50 %
- -Butler Group 2002 : 70 %
- -Selling Power, CSO Forum : 69.3 %
- -AMR Research 2005: 18%
- -AMR Research 2006: 31%
- -AMR Research 2007: 29%
- -Forrester Research 2009: 47%
Sachez que tout projet peut être ressaisi et converti en succès avec une solide équipe de gestion prête à identifier les causes ayant mené à l’échec. Selon Peter Sherpe, du Groupe Forrester Research, il faut se garder à l’esprit :
No matter how bad things look, the project can usually be turned around. If
you’re a manager running a salvage effort, you have a lot of things going for you.
- 1. Vous n’avez pas besoin de remédier à tous les problèmes du projet. Plusieurs facteurs ont contribué au déraillement de ce dernier. Ce ne sont pas tous les facteurs qui requièrent votre attention immédiate.
- 2. Vous obtiendrez le support des parties impliquées. Que ces derniers conduisent des analyses ou non, les clients ont une idée de ce qu’ils espèrent obtenir en termes de résultats sur leur investissement.
- 3. Vous pouvez réparer le projet en adoptant des outils de gestion simples. Utilisez des procédés et méthodologies de gestion de projets reconnus, adhérez aux échéanciers de manière religieuse, et définissez adéquatement la frontière de votre intervention.
La résistance au changement se fera sentir que vous adoptez cette structure ou non, alors préparez-vous en conséquence. Faites-vous des alliés en ayant l’appui de la haute direction, et surtout, n’oubliez jamais de légitimer la nécessité de votre intervention.
