Il faisait beau samedi dernier. Vraiment trop beau pour rester à l’intérieur pour disputer des parties de MarioKart sur le Wii avec Princesse. Il fallait donc à tout prix sortir dehors pour profiter du soleil tout en essayant de pas pogner le cancer. L’autoroute 15 direction Nord…un vrai massacre. Oubliez les Laurentides, le Mont Tremblant, St-Jovite et les environs car il vous faudrait le triple du temps normal de déplacement pour vous rendre à destination. À moins d’avoir une patience herculienne ou celle digne d’un professeur du primaire, je ne comprenais pas les automobilistes qui allaient s’ancrer plus profondément dans le grand bouchon sur la 15 alors qu’ils auraient pu emprunter la sortie du Carefour pour rebrousser chemin: destination Carefour Laval! Chapeau à tous les pères de familles voulant combler les désirs des plus petits en leur ammenant aux parcs aquatiques.
Pour ma part, j’en ai profité pour étirer mes jambes de gazelle au parc du Mont Saint-Bruno en compagnie de ma copine. C’était magnifique. L’autoroute Trente coopérait bien. Les automobilistes étaient courtois et attentifs aux autres usagers de la route. L’agrément de la conduite automobile passe par l’utilisation de la voie publique; je n’avais juste que des éloges pour nos usagers cette journée. Une fois arrivé au parc, il fallait défrayer un maigre montant pour accéder aux pistes. L’abondance du stationnement est toujours bien accueilli par tous. De l’espace, il y en avait.
Princesse et moi sommes venus équipés: souliers de courses, vêtements confortables, crème solaire, bouteille d’eau, caméra numérique, bonne humeur, et un désir authentique de s’amuser comme de vrais petits fous. Seule chose à noter, on a oublié le chasse moustique. On est reparti avec un petit moins de sang, un peu plus de coagulant, grâcieuseté des moustiques, et des dizaines de piqûres. Ces insectes ne font preuve d’aucune pitié. Gâre à vous.
Plusieurs choix de sentiers sont au menu. On voulait du challenge, et ce pourquoi nous avons choisi le Train du Lac, un circuit sinueux de 8.8 km. La carte indiquait qu’il faut prévoir 2 heures pour arriver au point de départ, et nous pouvons confirmer cette information après l’avoir complété dans ces temps. Noubliez pas que nous avons passé un temps considérable à admirer le paysage, à prendre des photos, et à chercher le bon chemin.
Les sentiers sont très bien entretenus, et sont généreux en vues. Je ne saurai vous dire à quel point que c’était beau. On ne s’attendait pas à trouver de si beaux paysages pourtant si près de la ville. C’est à en couper le souffle. Princesse et moi avions décidé de s’entraîner tout en admirant les merveilles naturelles du parc. Par tranche de 30 secondes à 1 minute, nous dévalisions les sentiers en courant du plus vite que nous pouvions. Cette période hautement stressante pour le corps humain s’accompagne d’une pause d’environ d’une à deux minutes question de rabaisser la fréquence cardiaque. Ce type d’entraînement s’appelle High Intensity Interval Training. Les avantages sont nombreux: fortification de l’esprit, développement musculaire et anaérobique, endurance physique, combustion accrue des sources d’énergie du corps humain. Le système d’entraînement HIIT déstabilise le cerveau par l’occasion même le corps humain. Les courtes explosions physiques engageront davantage votre système nerveux puisque ce dernier s’adaptera difficilement à votre besoin régulier d’énergie. Le cerveau ne sachant pas quoi l’attend prochainement demeure dans un état plus alerte en allant gruger davantage d’énergie sous la forme de lipides retrouvé dans le corps humain tout en empêchant ce dernier de tomber dans un stade constant (Steady Stade). Le stade constant survient lorsque l’organisme est habitué à fournir une quantité régulière d’énergie pour subvenir à vos activités. En jouant de vilains tours au cerveau, vous suscitez et engager votre métabolisme à brûler plus de gras beaucoup plus rapidement qu’en pratiquant des activités de faible intensité.
Une fois la boucle de 8.8 km complétée, nous prenions direction pour Montréal en quête de bonne bouffe. Il fallait se récompenser. Quelle cuisine choisir? Libanaise, vietnamienne ou québécoise? Nous avons retenu les talents culinaires libanais du restaurant Daou situé au coin de Faillon et St-Denis sur le plateau pour combler notre appétit assez animal rendu à cette période la journée. Surprise! Le restaurant est fermé pour les vacances. Pas de panique. Daou possède également une autre succursale à ville Saint-Laurent où j’ai habité presque toute ma vie. Motivés et affamés, nous avons emprunté St-Denis pour descendre vers le boulevard Henri-Bourassa nous rapprochant momentanément de notre destination.
Il s’écoula 30 minutes avant d’arriver au Daou sur le boulevard Marcel-Laurin. L’accueil est chaleureux et individualisé. Un gros plus. Le propriétaire dans ses frippes du dimanche nous accueilli d’un charmant “Bonsoir. Bienvenu chez Daou” soutenu d’un accent légèrement arabique-québécois. C’est “ben” donc beau à entendre! Chez Daou, on n’a jamais manqué d’attention. Notre serveur nous a prodigué d’honnêtes conseils et suggestions. Nous avions commandé une assiette de grillades accompagnée de patates frites, d’une salade à la Daou, de bettraves, d’olives badigonnées de vin, de pain pita, et de l’indispensable hummus fait maison. Fraîcheur et exclusivité étaient tous deux au rendez vous. Ma copine et moi n’étions d’aucune façon déçu. Avec cette manne de bouffe, on ne pouvait s’empêcher de rire et profiter de la belle soirée d’été. Vos papilles gustatives seront suscitées et excitées au plus grand degré, parole de moussaillon!
Je vous laisse mijoter cette idée…
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