Comment avons-nous atteint la deuxième place? C’est simple : nous avons adopté une nouvelle stratégie de communication, nous avons remis en question le processus d’assignation des tâches, etc. À l’image de Michael Hammer, nous avons rapidement compris que fonctionner en silo conduit rapidement une entreprise à ses genoux.
Ceci m’amène à constater que certains d’entre nous travaillent de manière mécanique, aveugle et orientée vers l’atteinte des objectifs personnels sans trop en comprendre le pourquoi : on nous assigne des tâches, on les exécute et on passe à la prochaine vague de demandes. Voyez-vous vers quoi je dirige votre attention? Les employés travaillent à fournir un résultat parce qu’ils sont payés pour le faire sans vraiment comprendre comment leurs efforts rentrent dans le bottom line de la business, c’est ce qui importe uniquement aux clients. On ne se le niera point, les entreprises aujourd’hui doivent apporter une plus value à leurs clients à défaut de s’éteindre. Pour offrir une meilleure qualité de service, des produits à valeur ajoutée, les employés doivent comprendre la portée de leurs emplois. Accomplir une tâche pour la compléter n’apporte rien de plus à la table à manger : c’est simplement une activité sans valeur ajoutée, un mal nécessaire. Pensez à ça quelques instants.
Alors, pourquoi ne pas en profiter pour repenser le modèle de fonctionnement de votre organisation. Des agents de changement, il y en a à la tonne; le problème n’est pas la. La difficulté réside dans la mission de votre entreprise à conscientiser vos employés de quelle manière ils peuvent augmenter la valeur des services offerts à vos clients. C’est en adoptant ce cadre d’esprit que mon équipe et moi avions réussi à nous hisser en seconde place lors de la simulation ERPsim. Auparavant, voyez-vous, nous nous étions assigné des rôles parce qu’il fallait le faire sans jamais trop montrer quelconques intérêts pour les autres fonctions à part pour ceux dont nous étions responsables. Évidemment, les choses ne tournaient pas rond : on n’innovait pas, notre marge d’exploitation était ridiculement faible, et on ne comprenait pas comment SAP B1 pouvait nous aider à améliorer notre part de marché. C’était comme si nous avions acheté un ERP pour l’unique raison d’avoir la plus récente technologie question de bragging rights. Nous savions que nous pouvions faire mieux, beaucoup mieux même.
C’est à la suite d’une réunion d’équipe autour d’un bon café que nous avons rapidement compris notre faiblesse : on fonctionnait en silo alors qu’on utilisait un progiciel de gestion intégrée. Ironique non? Oui, notre gestion était déficiente pour ne pas dire ridicule. On était aveuglé par la technologie : au lieu de driver les affaires avec les T.I les membres de notre équipe travaillions pour la T.I. Je tiens à rappeler que ce sont les technologies de l’information qui supportent les processus d’affaires; il ne peut qu’y avoir une direction à ce constat.
Leçon de l’histoire : assurez-vous de bien comprendre votre implication au sein de l’organisation et de comprendre comment votre travail peut contribuer à rajouter de la valeur pour les clients de votre employeur.
Sur un sujet tout à fait à part, je constate que beaucoup de revendeurs de solutions en progiciels de gestion intégrée ne disposent pas d’un service de consultation pour l’optimisation des stratégies en entreprise. C’est avec beaucoup de plaisir que je me plais à dire que j’ai été sur les deux rives : celle de l’intégration et celle de l’utilisation. Je suis confiant que cette compréhension de la dynamique de marché saura me différencier des autres.
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