Avec chaque jour qui passe, on devient plus sage et plus conscient de la possibilité que la mercatique traditionnelle soit destinée à prendre un virage vers la numérisation. La création d’ARPANET, papa de l’Internet, a changé de manière permanente le cours de l’histoire en permettant aux humains de collaborer entre eux, de rendre l’information accessible à quiconque le veut, et à rapprocher davantage les gens. Il ne faut pas oublier qu’avec toute chose, une dépendance peut être développée, telle la dépendance pour le beurre d’arachide Kraft super croquant.
Le PodCamp Montréal qui en est à sa deuxième édition était attendu à Montréal cette fin de semaine du 19 et 20 septembre 2009 au Pavillon de Design de l’UQAM.
C’est quoi un PodCamp?
Avant même de traiter de ce qu’est un PodCamp, j’aimerai tourner votre attention vers le terme Web 2.0. Plusieurs définitions existent pour le Web 2.0, un terme véhiculé par Tim O’Reilly; voici la mienne teintée de ma compréhension : un espace de collaboration sur le Web qui n’est encore point défini et qui continuera à évoluer tant et aussi longtemps que les usagers du Web ne cessent d’y ajouter leurs idées, passions et vies. Le Web 2.0 est humain comparé à d’autres technologies crées par l’humain parce qu’il évolue sans cesse et puisse son énergie des internautes.
Le Podcasting ou baladodiffusion trouve son origine dans l’avènement du Web 2.0. La baladodiffusion a pour but de fournir un flux d’information régulier sous forme audio et/ou vidéo sur Internet. Dérivée de la technologie RSS/ATOM, la baladodiffusion a été proposée par l’Office québécois de la langue française en 2004 et consigné dans l’édition 2008 du Petit Larousse.
Les participants de PodCamp Montréal 2009 compteront des professionnels et passionnés qui s’intéressent aux blogues, aux balados, ainsi qu’à Twitter, Facebook et autres médias sociaux (tiré du site du PodCamp Montréal). Avec l’engouement que suscitent les médias sociaux, l’événement a bénéficié d’un gain important au niveau de sa notoriété. La baladodiffusion étant encore jeune au Canada n’a pas empêché les Hautes Études Commerciales de Montréal de l’adopter et de l’intégrer dans son cursus d’enseignement. Avec le temps, cette technologie rejoindra davantage de gens.
J’y étais, moi, en 2009!
Eh oui, friand des événements aux goûts médiatiques, il était indispensable pour moi d’assister au PodCamp Montréal tant pour apprendre un petit plus et de resauter davantage. Vous savez, le problème avec les médias sociaux, c’est qu’il est fort probable que vous ne connaissez peut-être pas tout le monde que vous suivez sur le Web, et c’est parfaitement correct. En allant à cette conférence, je m’étais donné pour objectif de mieux connaître ceux et celles que je follow sur Twitter. Que faites-vous lorsque vous tombez sur un profil Twitter avec plus de 3000 followers? Vous le suivrez probablement; selon Forester, 75% des gens font ainsi. Mon cas n’est pas si spécial, mais je tiens tout de même à mentionner que parfois les gens qu’on rencontre en vraie vie ne sont pas ce qu’ils prétendent être en ligne: le PodCamp Montréal m’a bien servi puisque j’ai été en mesure de supporter cette dernière réflexion.
J’ai également constaté qu’il y avait vraiment des mordus des médias sociaux, certains tweetaient en temps réel durant les prestations des conférenciers et sans relâche en plus. Des vrais passionnés, des accros? Peut-être. D’autant plus, j’ai eu l’occasion de rencontrer Michelle Blanc, Sylvain Grand’Maison, et Benoit Descary en personne. Laurent Maisonnave, le créateur d’Ile Sans Fil et de http://www.zelaurent.com/, était également présent. Tout pour dire qu’il ne faut pas se fier uniquement sur la notoriété d’une personne en ligne, mais qu’il faut plutôt prendre les moyens et les initiatives adéquats pour mieux connaître les gens qui nous intéressent. Prenez l’exemple de Benoit Descary, cofondateur de DCE Solutions, a à lui seul près de 3500 followers. En voyant ses tweets, j’aurai juré qu’il était inapprochable et hautain, un gars de l’élite quoi!; au contraire, après l’avoir vu et parlé avec, je retire ce que j’ai pensé de lui auparavant. En ligne, l’image qu’une personne dégage peut être interprétée de toute sortes de manières par autrui. Le cas inverse s’est également produit. J’ai rencontré un gars que je suis sur Twitter, et j’ai constaté qu’il était le contraire de ce qu’il prétendait être.
Leçon de l’histoire, il ne faut pas toujours se fier sur Internet. Internet doesn’t always tell the truth.
Trop de hype, comme toujours ces événements sociaux
Comme tout événement mentionné sur Twitter, la majorité d’entre eux bénéficie d’une publicité gratuite des gens qui la retransmettent aux autres personnes. Le PodCamp Montréal ne fait vraiment aucunement exception à cette pratique. Depuis le mois de juin, j’entends parler du buzz autour de cette conférence. Tout le monde va y aller. Devinez quoi? Il n’y avait même pas 400 personnes présentes hier. Comment expliquer ça? Sur Twitter, pour être populaire, il faut faire comme les autres: repasser la nouvelle aux autres. C’est ça le marketing viral. Ça se répand vite, mais ça se noie vite aussi vite. Il y a juste trop de hype tout comme le fameux Twestival Local Montréal.
Seriously, I was there @ PodCampMtl 09
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