Avec la panoplie de solutions de gestion intégrée offerte sur le marché actuel, il n’est parfois point évident pour un gestionnaire de projets d’opter pour une solution clé en main ou trancher vers l’option de la paramétrisation complète qu’empruntent certaines compagnies.

La personnalisation, ou l’installation « custom » peuvent interférer avec la planification horaire du projet et les budgets, alors qu’elle rend les destinataires heureux.

Un gestionnaire de projet en charge d’une mission d’implantation aura tôt ou tard à se demander : Comment peser les contraintes de temps ainsi que le budget alloué au projet contre les bénéfices que procure une implantation personnalisée d’une solution d’affaires intégrée. Selon une étude menée par EDUCAUSE Center for Applied Research (ECAR) , on constate que le degré de personnalisation d’un progiciel détermine directement la probabilité de succès même du projet.

Moins que le projet sous-tend vers le cadre « custom », plus que ce dernier aura de chance de respecter l’échéancier prévu et le budget alloué. Dans l’étude offerte par EDUCAUSE, on remarque que les destinataires du changement, qui composent le bassin d’employés, sont plus réceptifs à une paramétrisation complète du système. Le chargé de projet doit ultimement trancher entre minimiser la personnalisation du progiciel ou maximiser les chances de réussite de l’investissement. Qu’advient-il de la satisfaction à long terme de la communauté d’usagers?

Facteurs mitigeant

Deux optiques existent permettant de réduire les effets pervers d’une implémentation tendant trop vers la surpersonnalisation : l’existence des PGI prochaine-génération et la maitrise des fonctionnalités du progiciel.

1. Les PGI nouvelles-génération

Avec l’avènement des progiciels de gestion intégrée modernes, les entreprises se permettent d’être plus originales dans leurs exigences. Pourquoi ne pas saupoudrer plus d’Oréo sur votre glace à la vanille tant qu’à y être?

Les nouveaux ERP sont régis par des ensembles de règles; ces règles définissent dans la grande majorité du temps les données spécifiques de l’entreprise : les limites, l’information-propriétaire, les paramètres spécifiques au secteur d’exploitation, etc. Ces informations alimentent le PGI au travers de tables et de champs d’information que seuls certains individus, les principaux usagers, sont autorisés à accéder.

Dans le passé, les informations contenues dans un progiciel de gestion intégrée étaient codées directement dans les nombreux programmes qui composaient littéralement le logiciel. De par cette manière de fonctionner, la lourdeur des lignes de code était considérable et demandait un travail constant de l’équipe technologique à chaque fois qu’une mise à jour était nécessaire  ou qu’une nouvelle version devait être installée.

Par ailleurs, lorsque les données étaient changées, il fallait compiler à nouveau tous les programmes et recréer tous les liens entre eux. Cette panoplie d’activités qu’engendre une simple modification au système obligea la mise hors fonction du système, coûtant tant monétairement qu’humainement à l’entreprise. En effet, il fallait mobiliser un nombre élevé de ressources humaines.

La technologie ERP a maturé au travers du temps rendant l’utilisation des tables une  nécessité opérationnelle. Les utilisateurs peuvent dorénavant saisir les paramètres qui déterminent les règles d’affaires de l’entreprise. L’utilisation des tables de saisie permet une plus grande flexibilité ce qui aurait pour effet de réduire, possiblement, le besoin de personnaliser le progiciel.

À suivre…


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